Arrivé à Montañita après un trajet de 3h en bus sur les routes chaotiques de la Ruta del Sol, je rêve de plonger dans le Pacifique. Fernando doit presque me retenir par le col du tee-shirt pour que
je n'y aille pas tout habillé. Nous établissons notre campement dans un hôtel-camping dirigé par un surfer alcoolique ressemblant à Golum et qui nous prévient contre la "pluie acide" qui tombe de
sa cabane dans les bois (il veut dire par là de ne pas rester en dessous quand les chiens se mettent à pisser). Petit tour dans la ville où je suis désemparé devant tant de pauvreté...
A l'extérieur de Montañita, des petits paradis touristiques assez chers dont je nomme le plus joli "El Puto Paraiso"
Nous allons nous coucher tôt, fatigué du vol pour ma part, épuisé d'une nuit au télephone avec sa copine pour Fernando.
Mercredi, la tente semble humide... il a plu? Ah oui... la fameuse "pluie acide". Fou rire pour démarrer la journée.
Nous décidons de laisser nos affaires dans la tente et marcher jusqu'à la ville d'Olon où nous allons petit déjeuner. Le trajet est plus long que prévu et je n'ai pas mis de crème solaire... pas
grave je réfléchirai à ca demain !
Nous arrivons enfin à bon port, après une demi heure de marche sous 35 degrés, en croisant au passage quelques vaches dévorant des ordures. J'ai faim, j'ai soif, je suis fatigué. Nous nous jetons
sous le premier parasol que nous voyons et commandons à manger. J'oublie très vite mes vilaines paroles envers ce "puto pais" et ce "puto sol" lorsque je déguste les mets locaux. Poisson frit avec
un riz épicé agrémenté de délicieux patacones (rondelles jaunes faites à base de "verde" écrasé), tout ça arrosé d'une bouteille d'eau glacée qui n'a jamais eu un goût aussi apprécié !
Nous parcourons la plage couverte de crabes et d'escargots de mer durant quelques heures, pour finalement revenir sur Montañita. La journée passe très lentement dans une chaleur qui paraît
embourber tout dans son passage. Tout le monde devient facilement flemmard avec un climat comme celui-ci. Après m'être fait draguer par une ravissante danoise (mais pas aussi ravissante que ma
chérie il faut bien le dire), nous rencontrons les mexicains qui nous racontent leur périples à travers toute l'Amérique du Sud. Après une présentation sommaire, nous sympatisons et décidons de
passer la soirée avec eux autour de quelques bières bien fraîches, quand d'un coup, Fernando reconnaît une candidate pour Miss Equateur que je finis par aborder. Là ... aucune concurrence possible.
3 minutes à converser avec elle à propos de la mode en France et à regarder son joli sourire. Et pas aussi bête qu'on pourrait le croire ! (bon un peu stupide quand même...). Le soir venu nous
buvons quelques verres avec nos nouveaux amis.
Jeudi, nous retournons à Olon pour déguster à nouveau le poisson frit de la veille... toujours aussi exquis. Au retour nous faisons du stop dans un pick up et l'un des mexicains manque de se faire
éjecter du véhicule. Nous avons maintenant besoin d'une douche et décidons de déménager dans un hôtel (8 dollars par personne). Je reste pétrifié pendant une minute devant un cafard qui scouatte la
douche. Il finit par s'en aller de lui même. Devant l'hôtel, vue paradisiaque, derrière : les taudis. On observe un magnifique coucher de soleil sur le Pacifique et allons faire un dernier tour en
ville avant d'aller nous coucher. Ambiance de fête ... "à refaire" dis-je à Fernando.
Vendredi, dernier (et délicieux) repas à Montañita. Retour à Guayaquil où je retrouve cette fois-ci les parents de Fernando beaucoup plus aimables. Tour de la ville en voiture et discussion avec
eux sur le pays et la ville. Dîner à venir.