Bienvenue à tous !

Une petite présentation pour commencer : je m'appelle Alex, je suis Corrézien, j'ai 18 ans et je m'apprête à faire mon premier voyage en solitaire à travers l'Equateur, en Amérique du Sud.

Voici le parcours que je vais suivre - ou tenter de suivre - durant mon séjour. Il se découpe en plusieurs étapes :

- arrivée à Guayaquil. Semaine au bord de la plage et passage probable à Montañita. Départ en direction de l'Amazonie : le passage par Cuenca - la plus belle ville du pays - semble indispensable

- enfin en Amazonie, je me rendrai dans le village indien Shuar vers Macas, puis dans la communauté Indichuris, et enfin, j'effectuerai une randonnée entre Puyo et Baños

- ensuite, je suivrai la Cordillière des Andes de Latacunga à Quito, en passant par le volcan Cotopaxi - en tentant son ascension, au moins partielle -

- pour finir, je prolongerai la côte jusqu'au Sud

Ce périple de plus de ... 2000 km s'effectuera en bus, en stop et à pied durant 2 mois et 10 jours, avec divers points de chute où je rencontrerai les différentes ethnies équatoriennes. Je serai hebergé chez l'habitant dans les grandes villes et les villages indiens, et je ferai du camping sauvage pendant le reste du voyage.

Je ne vous en révèle pas plus !

Je tenterai de publier le plus régulièrement possible mes photos en ajoutant des commentaires à certaines (vous pouvez retrouver l'ensemble de l'album photo dans l'interface du même nom, et cliquer sur les photos des articles pour les agrandir).

Départ le 4 mai à l'aéroport de Toulouse. Retour prévu pour le 14 juillet.

D'ici là...patience...

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Publié dans : Avant le départ

 

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Publié dans : Carte
Apres un vol interminable (13 heures), nous attérissons à Guayaquil où je suis confronté à l'extrême pauvreté de la population : bus pourris, routes défoncées, maisons-taudis... Les gens sautent des bus en marche et chaque arrêt des taxis risque de provoquer un accident.

Sur un banc public, je discute avec mon ami Fernando au sujet de son pays, et surtout des mesures du président, notamment aucune prise de mesure contre les vols de moins de 100 dollars ou si il n'y a pas eu agression...

La chaleur se fait finalement sentir vers 10h30 m'obligeant à me réfugier chez  Fernando. Rencontre glaciale avec la famille (la mère, le père, la tante, le cousin, le frère, l'autre frère, le berger allemand)... mais cette fraicheur est la bienvenue !

Maintenant nous nous préparons à partir à Montañita pour nous reposer sur la plage.

A bientôt.
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Arrivé à Montañita après un trajet de 3h en bus sur les routes chaotiques de la Ruta del Sol, je rêve de plonger dans le Pacifique. Fernando doit presque me retenir par le col du tee-shirt pour que je n'y aille pas tout habillé. Nous établissons notre campement dans un hôtel-camping dirigé par un surfer alcoolique ressemblant à Golum et qui nous prévient contre la "pluie acide" qui tombe de sa cabane dans les bois (il veut dire par là de ne pas rester en dessous quand les chiens se mettent à pisser). Petit tour dans la ville où je suis désemparé devant tant de pauvreté...
A l'extérieur de Montañita, des petits paradis touristiques assez chers dont je nomme le plus joli "El Puto Paraiso"
Nous allons nous coucher tôt, fatigué du vol pour ma part, épuisé d'une nuit au télephone avec sa copine pour Fernando.

Mercredi, la tente semble humide... il a plu? Ah oui... la fameuse "pluie acide". Fou rire pour démarrer la journée.
Nous décidons de laisser nos affaires dans la tente et marcher jusqu'à la ville d'Olon où nous allons petit déjeuner. Le trajet est plus long que prévu et je n'ai pas mis de crème solaire... pas grave je réfléchirai à ca demain !
Nous arrivons enfin à bon port, après une demi heure de marche sous 35 degrés, en croisant au passage quelques vaches dévorant des ordures. J'ai faim, j'ai soif, je suis fatigué. Nous nous jetons sous le premier parasol que nous voyons et commandons à manger. J'oublie très vite mes vilaines paroles envers ce "puto pais" et ce "puto sol" lorsque je déguste les mets locaux. Poisson frit avec un riz épicé agrémenté de délicieux patacones (rondelles jaunes faites à base de "verde" écrasé), tout ça arrosé d'une bouteille d'eau glacée qui n'a jamais eu un goût aussi apprécié !
Nous parcourons la plage couverte de crabes et d'escargots de mer durant quelques heures, pour finalement revenir sur Montañita. La journée passe très lentement dans une chaleur qui paraît embourber tout dans son passage. Tout le monde devient facilement flemmard avec un climat comme celui-ci. Après m'être fait draguer par une ravissante danoise (mais pas aussi ravissante que ma chérie il faut bien le dire), nous rencontrons les mexicains qui nous racontent leur périples à travers toute l'Amérique du Sud. Après une présentation sommaire, nous sympatisons et décidons de passer la soirée avec eux autour de quelques bières bien fraîches, quand d'un coup, Fernando reconnaît une candidate pour Miss Equateur que je finis par aborder. Là ... aucune concurrence possible. 3 minutes à converser avec elle à propos de la mode en France et à regarder son joli sourire. Et pas aussi bête qu'on pourrait le croire ! (bon un peu stupide quand même...). Le soir venu nous buvons quelques verres avec nos nouveaux amis.

Jeudi, nous retournons à Olon pour déguster à nouveau le poisson frit de la veille... toujours aussi exquis. Au retour nous faisons du stop dans un pick up et l'un des mexicains manque de se faire éjecter du véhicule. Nous avons maintenant besoin d'une douche et décidons de déménager dans un hôtel (8 dollars par personne). Je reste pétrifié pendant une minute devant un cafard qui scouatte la douche. Il finit par s'en aller de lui même. Devant l'hôtel, vue paradisiaque, derrière : les taudis. On observe un magnifique coucher de soleil sur le Pacifique et allons faire un dernier tour en ville avant d'aller nous coucher. Ambiance de fête ... "à refaire" dis-je à Fernando.

Vendredi, dernier (et délicieux) repas à Montañita. Retour à Guayaquil où je retrouve cette fois-ci les parents de Fernando beaucoup plus aimables. Tour de la ville en voiture et discussion avec eux sur le pays et la ville. Dîner à venir.
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Samedi, visite de Guayaquil avec Fernando qui connait tout sur sa ville et son histoire. Très intéressant et très beau ... dommage qu'il fasse 40 degrés (je commence d'ailleurs à peler : la mutation débute). Nous commençons par aller au parc des iguanes, à côté d'une cathédrale complétement vide de l'intérieur : l'architecture religieuse est assez pauvre. Passage au "Malecon" : l'avenue qui longe la "Ria" où nous profitons d'un parc joliment fleuri : un petit coin de paradis dans le bourbier citadin. A force, je commence à sauter correctement du bus (c'est à dire sans me tordre une cheville ni me faire percuter par d'autres voitures). Nous arrivons à "Las peñas" qui a été entièrement retapé sur ordre du maire : très belle partie de la ville qui vise à s'étendre et où Fernando rêve de vivre bientôt. Arrivés en haut des 444 marches, nous buvons une bouteille d'eau glacée d'une traite ...
Au passage des rues que nous arpentons, nous croisons des tas d'affiches pour une bière de la marque "Pilsener" sur laquelle je peux revoir à chaque fois le visage de Ingrid, la top modèle équatorienne.
Le soir, nous donnons rendez-vous à des amis de Fernando dans un bar de las Peñas. 2 allemandes, 2 belges et un américain. Nous buvons quelques bières et décidons de nous rendre en boîte de nuit (ET MER ... je déteste ça !). Alors que je tente désespérément de remuer le bout de bois qui me sert de corps, tous les autres latinos semblent en transe. Javier, le frère de Fernando finira d'ailleurs trempé de sueur. Je finis par m'extraire de cette ambiance où je ne me sens pas à l'aise, accompagné de Fernando qui ne paraît pas en très grande forme. Les allemandes lui enfilent une paire de chaussures à talon sans même qu'il s'en rende compte et je finis par devoir porter mon ami à la maison car il s'est endormi dans le taxi (je n'osais pas le réveiller ... il avait l'air si paisible, un filet de bave au coin des lèvres).

Aujourd'hui, dimanche, c'est la fête des mères : les invités arrivent peu à peu pour un repas de famille auquel je suis convié. Je dis bonjour à tout le monde (2 fois pour certaines des tantes de Fernando ... faut dire aussi qu'il y en a énormément et je me mélange les pinceaux).

A chaque repas, je me rends vite compte que dans ce pays une chose est très importante : la nourriture. Tout est très gras (mais tellement délicieux ...) et je pense qu'un équatorien ne pourrait pas survivre longtemps sans son assiette de riz et son "seco de pollo", ses "patacones" ou encore le si savoureux "ceviche de camaron" (et puis la "cebollada", le "bolon", le "maduro", le "chancho"...) à tous les repas. Pour ma part, je m'habitue vite à leurs repas très riches, en ne pouvant qu'espérer que je ne vais pas prendre 10 kilos ! On se sent pourtant facilement écoeuré à force d'enchaîner les plats baignant dans la graisse de porc, à tel point qu'on en a la tête qui tourne et seul le "ceviche de pescado" épicé d'"Aji" peut nous remettre sur pied. Ça vaut vraiment le coup !
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